couple endormi d'amants unis dans la pierre
les pleureuses ont suivi
leurs larmes s'évaporèrent
viens chère épouse
amour grain de splendeur au coeur noir de mon oeil
je dors
la face grande offerte au grand vent
les lèvres qui sourient à la plus haute pluie
le front veiné sans effort
tel un ciel par les branches bleues
d'un
éclair pris de gel
(...)
maintenant
galop de bronze dans la crypte
je me relèverai
ma langue fiancée à ton volubilis
je me recueillerai
visage contre tes mains ému
fruit parfait du silence à la pulpe vierge
(...)
il neige amour il neige en mariage
par le soleil au milieu des étoiles
nos coeurs sont reçus
récipiendaires de la paix
ô amour éternel dans la Maison du Monde
in Aux marches du pays de Folie
- Revue de poésie La Délirante - n°7 automne 1979 - p. 45-46