POESIE EROTIQUE
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Jacques Brindejont-Offenbach - Vieillesse
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Vieillesse



Les voyages avaient éclairci ses cheveux,
Et ses tempes de jais étaient, à présent, blanches ;
Déjà vieux, mais voulant satisfaire à ses voeux,
Un seul jour par semaine, il craignait les dimanches.


Une nuit qu'il traînait dans quelque Napoli
Ses désirs refroidis et son âme inquiète,
Une matrone épaisse, avec un ton poli,
A son vice inactif proposa sa fillette.


Tout pour le sacrifice était prêt : en bâillant,
La victime attendait un prélude brillant :
Il y manquait la flamme impossible à soustraire.


C'est alors que le fruit, encore acidulé,
Narguant ses efforts vains, le regard désolé,
Proposa simplement : "Veux-tu mon petit frère".






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