Écrivain et
réalisateur de films documentaires, Jacques Cauda doit autant
à l’écriture qu’à sa pratique de
l’image. Au début des années 2000, il crée
le mouvement surfiguratif. Surfigurer consiste à prendre pour
objet des sensations dont la source n’est pas le réel mais
sa représentation visuelle. Le monde est devenu une image
et le peindre, c’est réécrire cette image.
Jacques Cauda utilise le pastel à l’huile qui a la
particularité de se pratiquer comme une écriture sur une
feuille de papier. Il renoue ainsi avec le ut pictura poesis
des Anciens : la peinture est aussi une poésie. Ses
œuvres rencontrent un public international qui y a tout de suite
reconnu cette émotion première que procure le
tracé du tout premier trait qui est à la naissance de
l’art.
Sur son rapport à la création et à
l'érotisme Jacques Cauda m'a confié :"La peinture et la
poésie sont mes deux passions, parce que je ne suis bon
qu’à ça : peindre et écrire. Poésie,
roman, essai, sans vouloir, ni pouvoir, les distinguer. La vitesse
seule faisant la différence. En revanche, l’objet y est
toujours le même, et toujours identique à la pulsion du
peintre que je suis dans son rapport au modèle : c’est
toujours une femme et le plus souvent dévêtue…"