POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Jacques Cauda - Le lit
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Le lit


Au matin par ce vent
Qui souffle l’esprit
Le jour vient
Léger et doux
Ses blonds cheveux
Nous les aimons
Vers les cieux bientôt
Je la déshabille
Gravité hors d’atteinte
Ses seins naturellement
Par en dessous
Grâce à leur poids
Qui me donne à
Penser un mouvement
Descendant afin
De glisser vers sa jupe
Dans mon cerveau
Sa tête reste bien droite
La mienne suit les plis de son
Corps blanc et nu
Qui me laisse manger des lèvres
Son secret luisant d’humidité
L’air circule
Avec ce vent
Elle est pleine et
Je suis droit en elle
La voie ouverte est conquise
Le soleil est levé
Et
Ses fesses sont actives

Nuits métriques
Elle compte jusqu’à douze
« rien que la nuit profonde et douce et sans remord »
avec moi en sus

Nous sommes repus
Même si nos propriétés (nos corps)
Prennent  l’allure
D’un sommeil duveteux
Comme ceux qu’on trouve
A la pointe extrême de mon sexe
Dans la région des Poils
Ses seins sentent la feuille
Dépliée sur elle même
A peine effleurée pratiquement
Pareil est son bouton écaillé
Nu
Et surmonté d’une toison remarquable
Ses cuisses serpentines retiennent
Tout au fond dans ce là
Incroyablement  lointain désormais
Le fier tourbillon jadis
De notre accouplement

Nous dormons

Au matin pas de vent
Un calme blanc
Sauf l’œil étincelant puis
Egaré dès les premiers gestes
Forts
Tant appuyés que
Ses narines larges et
Ses sourcils pressés et
Mes narines cette fois serrées
Du côté des yeux toujours
Etincelants et
Les esprits en mouvement
Donnent une couleur vive
A nos joues ardentes
C’est le moment quand toutes
Les parties des corps
Sont partagées entre
Nous

Dans les draps

Nous sommes depuis deux jours
Ici couchés
Plusieurs degrés de joie et
D’enthousiasme
Selon les circonstances Solides
Ici mon érection
Ou bien liquides
Telles nos sécrétions
Nous traversent

Dans cette chambre

Ombres sur le mur blanc
Vouées aux fêtes et merveilles
De sa vulve folle en
Lumière (le feu est mis)
Luce et tenebre
Me dit elle alors

Que désirer de plus
Que d’aimer dans cette chambre
Jusqu’au bout sans but
Sans se soucier
D’être au centre de cette faveur…
Je pense à toi je mouille
Toujours et toutes nuits
Que nous allons vivre…
Ouverte comme une cage thoracique
Lors d’un sacrifice humain
A jamais ton amante !




Les deux amants
Examinent l’intestin
Endormi

Viennent toutes les feuilles
De rose et d’autres
Œillets

Midi ils mangent
Ah tu me fais mourir
Ô nourriture des jambes

Caresse nue
Dans le lit sensible
Du jouir

Au matin du quatrième jour
Nous ne touchons pas terre
Nos sexes sans autre temps
Que l’ivresse générale
Dansent au sommet
De nous-mêmes
Qui sommes manifestement
Animés d’amour

Pénétrer et envahir

Aucun de nous ne pratique
Le langage de la pénurie
On nous dit friands
Des excès auxquels
Nous nous livrons
Pour nouer l’intime
A l’orage des culs

Dans  l’entrejambe
Couleur rose
Plus tard ce sera miraculeux
Pour le moment
Le temps est arrêté
Je regarde par son sexe
La porte des jambes
Où je lèche
Avant d’ouvrir

Au matin du septième jour
Le vent par la fenêtre
Envahit les draps 
L’esprit avec
Les corps s’envolent

Plumes sur le lit






texte & illustration
© Jacques Cauda

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