POESIE EROTIQUE
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Jean-Baptiste Rousseau (1670 - 1741) 
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Fils d'un riche cordonnier, Jean-Baptiste Rousseau fait des études chez les Jésuites et est introduit auprès de la Cour du Roi par le Maréchal de Noailles à qui ses odes et psaumes religieux ont plu. Dans le même temps qu'il compose des oeuvres dévotes, il rime en secret des épigrammes licencieuses (particulièrement de nature sodomite) pour la Société du Temple, dans laquelle il a été introduit par le Marquis De La Fare et l'Abbé De Chaulieu.

Il s'essaye au théâtre, mais les comédies et opéras qu'il donne n'ont pas de succès, il en composera tout de même une douzaine. Cependant, l'habileté qu'il montre dans la versification lui attire la protection de Boileau, qui le considère comme le seul poète de l'époque capable de continuer la manière classique et le guide de ses conseils. En 1710, Rousseau se présente à l'Académie française contre Houdar de la Motte et est battu.

Dépité, il s'en retourne avec plus de rage à la poésie satyrique. Un arrêt en date du 7 avril 1712 la condamne au bannissement à perpétuité "comme atteint et convaincu d'avoir composé et distribué des vers impurs, satiriques et diffamatoires". Il quitte la France et est accueilli par un des plus célèbres et puissants homosexuels d'Europe, le Prince Eugène de Savoie, pendant trois ans. Puis il s'installe à Bruxelles, chez le Duc d'Aremberg, où il rencontre Voltaire en 1722. Voltaire qui, dans sa jeunesse, avait fait des bassesses pour l'approcher en lui écrivant des lettres pleines de flatterie se brouille alors avec lui. Selon Rousseau, lors d'une promenade en carrosse, "le petit coquin d'Arouet l'avait tellement indigné par la licence de ses propos et par la lecture d'une ode impie, qu'il avait dû le menacer de descendre et de le laisser seul". Voltaire se venge en 1738 par un pamphlet anonyme : Vie de M. J-B. Rousseau.

En 1737, fatigué de l'exil, Rousseau sollicite l'autorisation de revenir en France. Il se rend à Paris l'année suivante pour y résider quelques mois incognito, sous le nom de Richer. " C'est un consommé de Panurge et de la Rancune ", dit alors de lui Alexis Piron. Ses démarches sont un insuccès et il doit reprendre la route de Bruxelles où il termine sa vie.



Epigrammes




Détail d'une illustration pour
Thérèse Philosophe
ou Mémoires pour servir à l’histoire du père Dirrag et de mademoiselle Éradice

Attribué au Marquis Boyer D’Argens
(1748)


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