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à la liste "16è siècle"
Poète,
dramaturge et traducteur français, Jean-Édouard Du Monin
perdit son père, Claude Du Monin, homme lettré, avant
d’avoir atteint sa cinquième année. Sa mère le
confia alors aux soins d’un maître d’école qui l’initia
à la lecture des poètes grecs et latins.
Il n’avait probablement pas dix-huit ans quand il se rendit à
Paris, où il fut admis au collège de Bourgogne.
Dès lors il fut poursuivi du désir d’étonner le
monde par la variété de ses connaissances et surtout se
faire un nom comme poète. Doué d’une volonté forte
et d’une prodigieuse activité : polyglotte (grec, latin,
hébreu, espagnol, italien), Du Monin était en outre
versé dans les mathématiques et la médecine.
« Quel
torrent, quelle mer, quel gouffre de science !
Ce qu’en leur vieil hiver le grand Stagirien,
Hipocrate, Platon et le Meonien
Ont su, Monin le sait sur l’avril de l’enfance. »
(Du Bartas)
Il réussit
donc en peu de temps à se faire connaître avec
succès, mais aussi à se faire détester, notamment
par les privautés que, en sa qualité de poète, il
croyait pouvoir prendre auprès des dames...
Il mourut victime d’un attentat, sans doute
commandité par un de ses ennemis, mais dont les historiens n’ont
pu pénétrer le mystère.
Sa poésie, considérée comme
hermétique, exigente et brillante (invention de nouveaux
mots...) se donne notamment à lire dans ses recueils Amours de Rondelette, L'Uranologie, Les Nouvelles Oeuvres... et Le Phoenix. En tant que
dramaturge, il est aussi l’auteur de la tragédie La Peste de la Peste, ou jugement divin
(1580) et d’autres pièces de moindre importance.
En savoir
plus : Jean Edouard du Monin
voleur de feu... d'artifice - Essai biographique : Le poète
poignardé, par J.P. Barbier-Mueller (Ed Droz,
Genève, 1941 – Réedité en 2004 par la
Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance)
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