Né
en 1928, Jean Joubert a fait des études supérieures
à la Sorbonne. Après de longs séjours en
Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis, il s'installe dans
le sud de la France, espace qui marquera profondément ses
œuvres. Il enseigne alors la littérature
anglo-américaine à l'Université
Paul Valéry
de Montpellier.
Depuis qu’il est en retraite Jean Joubert se consacre
principalement à ses activités d'écrivain dans un
petit village du Languedoc, et continue de faire partager sa passion en
intervenant dans des établissements scolaires. Cette
proximité avec la jeunesse et le savoir est la prolongation
naturelle de ce "demi-siècle de pratique du langage
poétique, qui dès mon adolescence m'est apparu comme
essentiel, parce qu'il concerne à la fois les émotions,
l'imagination, la culture et une connaissance ses subtilités de
la langue".
Jean Joubert a publié une dizaine de recueils de poèmes, des
romans, nouvelles et également beaucoup d’ouvrages
dédié à l’enfance et à la jeunesse.
Ces premiers poèmes (1955-1977) réunis par Grasset en
1977, sous le titre
Les poèmes, lui ont valu le prix de l'Académie
Mallarmé.
Son univers poétique mélange méditation solitaire
et tourmentée à un ancrage « au cœur du
vivant » qui célèbre l’amour et la nature. Le
mythe de l’Eden perdu est un thème majeur de son
œuvre et la femme y trouve une place de choix, dans un style qui
compose subtilement avec l’onirisme, le surréalisme et
l’érotisme. "L'Eros (au sens large du terme) est un
thème majeur dans mes divers recueil et sous des formes
multiples, car il est à mes yeux, la manifestation la plus
ardente de la force vitale" m'a-t-il confié. Et, s'il
établit bien une distinction entre poésie amoureuse,
"plus sentimentale et parfois même sublimée", et la
poésie érotique, "résolument charnelle", leur
alliance peux faire tout le charme de cet Eros au sens large.
Signalons à ce propos deux beaux livre-objets :
Dans le jardin d’Eros (Ed. Alain Benoît, 2001), illustré par
Pierre Cayol, et
Aphrodisia, treize poèmes inspirés de linogravures de
Raphaël Ségura (Ed. La Villa des cent regards, 2008)