Avocat au
Parlement de Paris puis de Troyes, il se lia avec Mirabeau et fut assez
opportuniste en politique : il fut libéral, puis royaliste,
révolutionnaire, royaliste à nouveau… selon les
changements de régime.
A la chute de Robespierre, il fit partie de la Commission de
l'instruction publique et fut un des principaux organisateurs des
écoles primaires. La nécessité d'apprendre
l'orthographe à sa fille lui fit notamment imaginer, en
manière de dictées, des Contes – dont les
Contes à ma fille (1809) – qui firent son succès populaire.
C’est cependant dans la littérature dramatique,
pièces de théâtre, comédies lyriques,
livrets d'opéra-comique, qu’il fut reconnu aussi par ses
pairs. Ainsi, c’est de sa
Léonore ou l'amour conjugal que s'est inspiré Beethoven pour écrire la partition de
Fidelio.
Ses écrits sont pour l’essentiel emprunts d’une
morale pure, de tableaux gracieux ou touchants, et d’une
sensibilité telle qu’on le surnomma, par dérision,
le poète lacrymal… Il s’est parfois laissé
aller à quelques chansons coquines.
Il publia en 1836
Mes récapitulations, qui sont les mémoires de sa vie.