Shunga 8
C’est l’usure des forces la fatigue vertige
le désir d’être néant dans un corps qui se consume
les secousses des saillies pour dissoudre mieux sa vie
la folie d’être emporté sans contrôle sur son cri
hypertélie du membre dans sa gorge enfoncé
cherchant le grand trou noir où la vie se finit
elle le suce impitoyable l’arrachant jusqu’au cerveau
pour vivre dans sa bouche de sa mort les sursauts
elle tient à pleines mains ce qui se dresse hors du chaos
pour freiner de l’assaut ces à-coups qui l’étouffent
et d’un baiser profond sur le membre exultant
console entre ses lèvres la splendeur du mourir.