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à la liste "17è siècle"
Issu
d'une famille de petits notables, orphelin à l’âge
de 3 ans, il est élevée par sa grand-mère et sa
tante. Il reçoit une solide éducation marquée par
le jansénisme. À 18 ans, Racine possède une
très grande culture et peut s'appuyer sur un réseau de
relation. Il étudie alors la philosophie, découvre la vie
mondaine parisienne, nouant notamment amitié avec La Fontaine,
Charles Perrault… et écrit ses premiers poèmes.
Dans un premier temps, il tente de concilier ses aspirations
littéraires avec la carrière ecclésiastique, mais
finalement choisit de se consacrer entièrement à la
littérature.
En 1660, il reçoit une pension de Louis XIV grâce à
des odes en son honneur et en 1664 il est introduit à la cour.
En 1665, il fait jouer Alexandre le Grand et en 1667 Andromaque. Ce sont des succès qui lui ouvrent une décennie de grande création, avec diverses tragédies : de Britannicus (1669) à Phèdre
(1677). Mais, attaqué sur ses mœurs ( il a eu de
nombreuses maîtresses, une vingtaine, notamment parmi ses
actrices, et aurait eu 17 enfants illégitimes) et
critiqué par les Jansénistes qui ne portaient pas le
théâtre dans leur cœur, Racine abandonne le
théâtre.
Il devient Historiographe du Roi et se range en épousant en 1677
Catherine de Romanet, âgée de vingt-cinq ans, qui lui
donnera sept enfants. Il entre à l'Académie
française en 1672 et est nommé
conseiller-secrétaire du roi en 1696, auquel il fait très
souvent la lecture. C'est à la demande de Madame De Maintenon,
femme de Scarron et maîtresse du
Roi, qu'il revient à l'écriture théâtrale,
mais pour des œuvres d’inspiration biblique : Esther (1689) et Athalie (1691).
La musique de ses vers, la rigueur de la construction et la profondeur
de ses analyses psychologiques font de lui l'un des plus grands auteurs
de tragédies classique française. Son
théâtre peint la passion comme une force fatale qui anime
et détruit celui qui en est possédé. Parmi ces
passions, l'amour tient la première place.
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