La Gourmandise
Si vraiment c’est pécher,
Je veux bien l’avouer
J’ai commis ce péché
A peine nouveau-né
En me goinfrant du lait
Des beaux seins de ma mère
La place était si chère
Que jamais je voulais
Arrêter de sucer
Ces seins qui me berçaient.
Mais cette gourmandise
Ne m’a jamais quitté
Car les petites filles
Aux tétins comme des billes
Qui n’étaient pas farouches,
Chahutaient sous la douche
Et riaient comme des pies
Quand je voulais toucher
Leurs petites friandises
Qui me faisait bicher.
Or les choses grossissent
Et bientôt s’alourdissent
Au point de me donner
L’envie de braconner
Quelques fruits très jolis
Aux chairs épanouies,
Encombrant le corset
De belles demoiselles
Dont la beauté attise
Ma grande gourmandise.
Un jour bien sûr, arrive
Où dans mes bras, captive,
Une fille me délivre
Ses rondeurs exquises ;
Alors tant je savoure
Les seins qu’elle me brandit
Que j’en deviens tout ivre
Et lui dis sans détours
Que me voilà conquis
Grâce à ses gourmandises.
Aussi l’ai-je serrée
Mais si serrée, je crois
Que quelques temps après
Je vois avec émoi
Que son ventre a grossi
Et s’est tant arrondi
Qu’il faut que je vous dise :
Un jour j’ai partagé
Avec un gros bébé
Ses douces gourmandises
Ce fut une surprise
Et pour la remercier
D’un si joli cadeau,
J’ai encore grappillé
Dans son joli panier
Tout plein de friandises
Au point que très bientôt
D’autres petits marmots
Sont venus apprécier
Ses bonnes gourmandises.
Dans un autre panier
D’une fille romantique,
Un jour j’ai chapardé
Quelques fruits exotiques ;
Ce fut une bêtise,
Jamais je n’aurais dû,
N’ayant pas apprécié
Ma Belle m’a grondé
Elle n’a plus voulu
M’offrir de gourmandises.
J’en étais tout contrit
Et elle a bien compris
Que je l’aimais toujours,
Que si j’avais péché
Ce n’était par amour,
C’était une sottise,
Mais un si doux péché
Qu’elle me l’a pardonné
Et qu’elle m’a redonné
Ses bonnes gourmandises.