POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Jehan-rictus (1867-1933)
Accueil

Jehan-Rictus, de son vrai nom Gabriel Randon de Saint-Amand, passe son  enfance en Angleterre où son père est professeur de gymnastique, un père qui ne  reconnaît pas l'enfant et quitte le foyer quand il a 9 ans. Il s'installe alors à Paris  avec sa mère, une mère caractérielle qui le maltraite. A 14 ans il sort des rangs  de l'école pour exercer de petits métiers et quitte sa mère à 16 ans pour une  existence de misère parmi les vagabonds de Paris. Il se passionne, en autodidacte,  pour la poésie, fréquente Montmartre et ses échoppes d'étudiants fêtards, de  clochards confirmés, de poètes bohème et d'artistes anarchistes.

Après des premiers essais de lecture publique de poésie en 1894, il lui vient  l'idée de composer des textes en langue populaire, utilisant la gouille parisienne  pour faire parler un miséreux, débutant ainsi son recueil Soliloques du Pauvre  qui sera édité en 1897 sous le pseudonyme de Jehan-Rictus qu'il a choisi  d'utiliser pour le reste de sa carrière littéraire.

" Mes darons qu'avaient l'cœur bon,
m'avaient bien donné un blason :
Gabriel, çui d'l'Archange,
mais d'puis qu'on m'foutait les langes,
On m'trouvait une drôle de coupure
Au visage, comm'une angelure,
C'est " l'rictus " qu'on m'a baptisé,
A l'état-civil des va-nu-pieds"…

C'est un succès immédiat, il se produit dans divers cabarets, dont le Chat noir.  Les Soliloques sont plusieurs fois réédités dont en 1903 avec une centaine  d'illustrations de Steilen. Il enchaîne diverses publications (poèmes, pièces,  roman), fréquente assidûment les cabarets littéraires (rencontre notamment  Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Léon Bloy, Jose Maria de Heredia et Paul  Gauguin) jusqu'à son deuxième grand recueil de poésie : Le Cœur populaire en  1914. Après la guerre, il ne publie plus grand chose et se consacre à son journal  intime ainsi qu'à une abondante correspondance.

Décoré de la légion d'honneur en 1930, il devient royaliste (après avoir été  nationaliste pendant la guerre et anarchiste dans sa jeunesse...), enregistre  quelques un de ses textes sur disque et participe à des émissions de radio, avant  de mourir.

Privé d'amour maternel Jehan-Rictus rêvait de femmes douces entre les seins  desquelles poser enfin sa fatigue de vivre, quête d'une femme madone apaisante,  amante-amie-mère, jamais rencontrée, qu'il poursuivra toute sa vie...

Site de référence sur Jehan-rictus :

Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr