Ebats
Ton cher corps étendu,
Rose dorée des sables,
Ondoie les draps froissés
Tel un Maillol sur un sofa.
Des dentelles, s’ouvrent les horizons
Luxurieux et splendides.
Aventurier, je remonte les courbes,
Enlaçant les soieries,
Ton bas-dos aux fossettes,
Reins et flancs me tourmentent.
Tes seins pêches se dressent
Sous la morsure pressante.
J’attrape d’une main
Ma ripaille d’un soir,
Laissant errer mes doigts
Vers la mousse lascive
Qui s’ouvre et laisse, béant,
Ton bouton effeuillé
S’offrir à l’ondée
Nectar désaltérant
Les marches du bassin.
Le bal de mes mains relance la bacchanale
Et toi, victime offerte aux messages farouches
Qui oseront frôler d’une luxure païenne
L’oeillet occulté du sillon de tes reins
© Jolkero