Coule, coule- moi
sur toi, sable tiède ruisselant,
Epousant la courbe de tes épaules fraîches.
Coule-moi sur ton sein, j’irrigue ton bouton
D’une liqueur d’ambre et glisse sous l’aisselle.
Coule-moi sur ton dos, jusqu’au creux de tes reins,
Un grain brûlant s’égare, plus loin entre tes fesses.
Coule-moi sur ton ventre, après un tourbillon,
Dans le nœud de ta vie, je vais chercher fortune,
Dans le wadi ombré, d’une pluie opportune.
Coule-moi plus bas, entre tes lèvres closes,
Je viens glisser la perle sur ton bouton de rose
Et retrouver le cours des sources d’ Adonis,
Pour m’enfuir dans ta grotte, y dessiner d’argile,
Sur les parois vibrantes, l’extase de ta jouissance.