Accueil
|
Retour
à la liste "19è siècle"
Romancier,
nouvelliste, poète, critique littéraire, journaliste et
polémiste.
Jules Amédee Barbey d'Aurevilly est
l'aîné de quatre frères, élevé dans
un milieu familial austère, où seuls le salon de sa
grand-mère et les contes normands de la servante frappent
l'imagination du jeune Barbey. A dix-neuf ans, Barbey part à
Paris pour terminer ses études, il y rencontre le poète
Maurice De Guérin, avec qui il se lie d'une grande
amitié. Reçu bachelier, il poursuit ses études
à la Faculté de droit de Caen. C'est là en 1832
qu'il fait ses premiers pas dans le journalisme avec la Revue de Caen où il publie Léa,
sa première nouvelle. Le
Cachet d'onyx est écrit à la même
époque, suite à sa déception amoureuse
auprès de Louise Cantru Des Costils.
L'année suivant Barbey s'installe à
Paris. Il écrit beaucoup, mais ne parvient pas à se faire
éditer. Il brille pourtant dans les salons par l'esprit de sa
conversation et se façonne un personnage de dandy, collabore
à plusieurs revues (plus de 1.300 articles de critique
historique, politique et littéraire qui seront réunis
plus tard), ne réussisant à publier ses oeuvres que sous
forme de feuilletons dans divers périodiques.
En 1851, Barbey fait la rencontre de la Baronne De
Bouglon, qu'il surnomme son "Ange blanc". Le mariage projeté
n'aura jamais lieu, mais jusque dans ses vieux jours, Barbey
démultipliera les déclarations d'amour à son
"éternelle fiancée".
Ce n'est qu'à partir des années 1860
qu'il commence à faire éditer ses oeuvres dans leur
unité, avec succès et scandales. Un Prêtre Marié (1865)
lui attire la colère de l'Eglise et Les
Diaboliques (1874),
l'entraîne dans un procès pour outrage à la morale
publique. Ce
célèbre recueil de six nouvelles cruelles et
extravagantes a pour thème
central l'origine diabolique des perversions morales qu'incarnent
différentes héroïnes habitées de passions
tourmentées.
En 1879, Barbey rencontre Louise Read, qui deviendra
sa secrétaire et qui se consacrera à l'écrivain
dans les dernières années de sa vie.
Ses principaux poèmes sont regroupés
dans un recueil intitulé Poussières.
En 1879,
Félicien Rops réalise une série de planches
illustrant Les Diaboliques.
|