Meunière
Le vent
lève son cotillon,
Et la farine la parfume ;
Elle montre ses mollets ronds,
Sa nuque grasse et ses
tétons,
Et les yeux des rouliers
s'allument.
"Meunier !... Meunier !... Tu es
cocu!..."
Car le soir, ni vu, ni connu,
Tandis que ton moulin tourne au vent de galerne,
Dans ses draps
rudes, frais lavés,
Sur son corps caressé par les valets de
ferme,
Je goûte la saveur douce et tiède du blé.