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Poète,
romancier, nouvelliste, dramaturge, chroniqueur, archéologue,
critique d'art et de littérature.
Lefèvre contracte très jeune un
goût prononcé pour la littérature et les arts, mais
choisissant la sécurité il travaille d'abord comme
gérant de grands hôtels dans différentes capitales.
En 1893 et les années suivantes, il se fixe
à Londres. Devenu l'ami de Charles Hirsch, directeur de la Revue
Française (French Rewiew),
il fournit à cette publication plusieurs études
remarquées aux sujets très divers et se
créé une bonne place dans les milieux littéraires
français de Londres, avec une prédilection
singulière pour les pseudonymes, entre autres : Pierre Caume,
Joli Gilles, Pasque Fleury, Lougel, Lougenel, Fortuné de
Morigny, Aloysius Gaster, Christian Slove…
Vers 1904, Lefèvre s'installe à
Etampes, sa ville natale, où il se consacre presque
exclusivement à l'archéologie. Sa réputation
d'archéologue semble alors avoir atteint à son
apogée. La plupart des grandes revues d'archéologie
sollicitent la faveur de publier ses travaux. Il se délasse
parfois de ses travaux d'érudition par la publication de
quelques études culinaires, telles que son Traité de gastronomie (son
père était pâtissier), et par des collaborations
à des journaux comme chroniqueur théâtral et
artistique.
Sur la fin de sa vie il s'installe à Paris
où il meurt de la tuberculose.
Au nombre de ses oeuvres poétiques on peut
citer : Le Sphynge, Les Ropsiaques
(ropsodie en 13 sonnets) , Mæsta
et errabunda (Poèmes gastronomiques et
archéologiques) et différents travaux
(études, conférences) sur Baudelaire.
Epris d'originalité, il est , à
l'instar de Théodore Hannon ,
un fervent admirateur de Félicien
Rops qui illustrera les sonnets des Ropsiaques dont je publie ici un
extrait des plus champêtre...
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