Accueil
|
Retour
à la liste "19è siècle"
Louis-Nicolas
Ménard fut élève avec Baudelaire au lycée
Louis-le-Grand, il entra ensuite à l'Ecole normale. Dès
1843, déjà passionné de philosophie grecque, il
publie Prométhée
sous le pseudonyme de Louis de Senneville. Mais peu après il
quitte soudainement les études littéraires pour se lancer
dans la chimie (découvre le collodion en 1846).
Puis, à l'occasion de la révolution de 1848 qu'il
soutient avec ferveur, il se remet à écrire et publie Prologue d'une révolution,
février-juin 1848 qui lui vaut d'être menacé
de prison et l'oblige à partir en exil à Londres puis
à Bruxelles, exil au cours duquel il rencontra Karl Marx. Cette
période le ramène à la poésie et à
l'étude de l'Antiquité grecque, comme le montre son
recueil Poèmes (1855) et deux
ouvrages d'études des sociétés et religions
antiques qu'il publie en 1860 et 63.
Touche à tout, Louis Ménard se met également
à la peinture (École de Barbizon) avec l'aide de son
neveu Emile René Ménard,
puis publie quelques poèmes dans Le Parnasse contemporain et
édite en 1876 son recueil le plus connu les Rêveries
d'un païen mystique, où se mêlent poésie
mystique et réflexions philosophiques. Il est ensuite
successivement professeur à l'École des Arts
décoratifs (1887) et professeur d'histoire universelle (1895).
A noter que dans ses dernières années il essaye de
réformer l'orthographe en la simplifiant, et d'ailleurs republie
son dernier recueil en 1895 avec des textes
ré-orthographiés selon sa méthode.
*
" Je ne puis aimer les femmes réelles :
L'idéal entre nous ouvre ses profondeurs.
L'abîme infini me sépare d'elles,
Et j'adore des Dieux qui ne sont pas les leurs. "
(in L'idéal)
Le Bain des
nymphes (1919)
Les
Baigneuses (1913)
par Emile René Ménard (1862-1930)
Neveu de Louis Ménard
|