Louis
Perceau, alias Alexandre de Vérineau, Helpey, ou encore
Lucovico Fernandez, fut ouvrier tailleur, puis journaliste
et bibliophile averti, c'était un socialiste
révolutionnaire et antimilitariste, un monsieur à
connaître donc...
Il collabore avec Fernand
Fleuret et Guillaume
Apollinaire à la
rédaction de L'Enfer de
la Bibliothèque Nationale (1913), bibliographie exaustive
des livres érotiques qui y sont rassemblés dans une
réserve particulière. Il publie également,
en solo, une Bibliogaphie du roman
érotique au XIXè siècle (1930), une Etude sur le mot Godemiché, ainsi
qu'une anthologie de la contrepétrie : La Redoute des contrepèteries
(1934) dont voici quelques extraits de son cru :
La jeune fille
contemple un plant
qui vient de la Guinée.
Il faut être peu
pour bien dîner.
Que de Gîtes la
pauvre femme habita !
La cuvette est pleine
de bouillon.
Les physiciens voient le monde
conique.
Le Pont-Neuf fait
soixante pieds
Ma belle-mère admire les rossignols du caroubier.
Dès qu'on touche son petit banc, l'enfant boude.
D'orignine
potevine, il est également connu pour ses Contes de la Pigouille,
portraits rabelaisiens du marais faisant exception à une oeuvre
essentiellement libertine.
Socialiste en politique, Perceau n'en est pas moins
très conservateur en littérature, ses poèmes
érotiques respectant les règles strictes du temps
de Louis XIII.
De la liste (impressionnante) de l'ensemble de ses oeuvres,
on retiendra quatre savoureux recueils
:
-
Douze
sonnets lascifs
- Les
Priapées
- Au bord du
lit
- Les
pisseuses
dont voici des
extraits :