Née
Louise-Victorine Choquet, son père, voltairien et amoureux
des lettres, est l'inititateur de ses premières lectures. Mise
en pension à Paris, elle devient vite la favorite de son
professeur de littérature, Biscarat, ami intime de la
famille Hugo, qui, découvrant qu'elle compose des vers,
porte certaines de ses œuvres à
Victor
Hugo qui lui donne des conseils.
En 1842 elle rencontre à Berlin Paul Ackermann, un pasteur
protestant ami de Proudhon, qui en devient amoureux et qu'elle
épouse. Mais celui-ci décède de maladie en 1846
à l'âge de 34 ans. Très
éprouvée par son veuvage, Louise rejoint une de ses
sœurs à Nice, où elle achète un petit domaine
isolé. Elle consacre plusieurs années aux travaux
agricoles, jusqu'à ce que lui revienne l'envie de faire de
la poésie. Elle publie ses premiers textes
Contes et poesies en 1855, puis le
recueil
Poésies
philosophiques en 1871.