J'allume le solstice en tes creux clairs, visage !
Des cosmonautes font le tour par la face cachée des nuits
Je survole ton front, ton cou, du bout des doigts, d'un crin d'haleine
J'amerris en lourds cheveux noirs : ma mère de Tranquillité
Je ricoche en l'espace armé où toute étoile est pointe ou dague
Je prends l'orbite de ma vie, satellite d'un ovale net
Dans l'apesanteur du bonheur, je sommeille entre chair et chaux
Entre l'ovule et l'infini, entre la matrice et l'orgueil.
Le silex et l'eau feront corps avec la représentation coupable ;
Je destine les pluies du temps, les longues pluies prolégomènes
A brouiller la trace et le cours - le parcours incertain du coeur.