Les amies des hommes
La main de l'homme n'est
vraiment vivante
que quand elle s'enfonce entre deux cuisses
pour y chercher un sexe
qui se laisse découvrir comme un fruit dans l'herbe
Cette chair que je froisse, que j'attire à moi
comme une branche trop chargée,
cette chair qui frémit
à mesure qu'on la dénude de son linge
comme on le fait à une jeune pousse
de l'argile qui la recouvre,
cette chair est la seule étendue
où mon corps peut jeter l'ancre.
Cette chair est la seule issue
qui mène à la pointe du désir
neuf et luisant comme un fer forgé
Comme une taupe, le désir fouille cette chair de femme
qui respire de tout son ventre si accessible.
in Plein
Amour