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à la liste "Femmes"
Un grand merci à Guillaume biro
pour m'avoir mis en contact avec Claude Hartman afin d'établir cette bio-bibliographie
*
Lydia
Claude-Hartman est née en juin 1929. Elle fait ses études
secondaires à Cannes, puis s'aventure en autodidacte dans le
monde littéraire. Son père joaillier l'entraîne
dans de nombreux voyages. Elle se marie en 1942 avec un
élève architecte.
Ses premiers poèmes sont publiés aux Cahiers de Rochefort
en 1954. Alors s'enchaînent, encouragée par Gaston
Bachelard, Pierre Reverdy, René Char..., la publication
successive (1955-1959) des recueils Le petit homme en noir (Ed. Ned), Le feu courbe (Ed. José Millas-Martin), Rumeurs et Nocturnes (Ed. Lescoêt), dont elle détruit les manuscrits en 1960, suite à son divorce.
Elle publie ensuite (1969 & 1973), chez
Droz, deux études sur Diderot (à propos de sa
correspondance avec Sophie Volland). Puis, commence le long cycle de
poèmes du Dieu secret en huit tomes ! (de 1973 à 1991) : Le
dieu secret, Là où volent les tombes, L'heure
inexplorée, Le fleuve de verre, Eveillée
végétale, Caillou s'allume, Errance et Racines, Le jardin
lumineux (divers éditeurs : Millas-Martin, Arcam, Les cahiers de l'arbre).
Après ce cycle, a pris racine en elle une passion pour
l'actrice, romancière, muse... Renée Saint Cyr, deux
recueils de poèmes lui sont dédiés : Elle, l'exil et le refuge (Ed. Arcam, 2003) et Autopsie d'un exil (Revue des Amis de Thalie, 2004) et enfin un remarquable essai plein de poésie que je recommande chaudement Renée Saint Cyr, une énigme solaire (Ed. ABM, 2007 et 2009).
Claude Hartman a encore de nombreux ouvrages à
paraître ou en préparation : roman, poèmes, essai,
nouvelles...
La nature, l'insolite, l'au-delà et la mort sont très
présents dans son oeuvre, une oeuvre secrête à
déchiffrer à rebours, poésie des profondeurs
à la recherche de l'obscur, poésie où "on se
perd dans la rêverie" (Bachelard).
"Tenter de dire le mythe en clair serait chimérique.
Autant vouloir expliquer la poésie, laquelle n'est pas la fable des non-initiés."
Claude Hartmann
(...)
Vieil homme amoureux des plus justes causes
La torche de ton sang rayonne dans mes veines
Sous le faible vent qui se lève aux cloisons des nuages
J'essuie la sueur de ton front
Les rameaux de ta vie s'enfoncent dans toute cette épaisseur
inquiète où le néon découpe des entonnoirs
tourbillonnants d'insectes interdits
Je t'ai conquis cependant je crains de te voir disparaître
Tant de fois t'ai-je vu te défaire et te statufier
Passionnément renaître
Vieil homme amoureux du temps perdu
Vois luire sur ma peau ton passé dans la coutellerie lunaire
Rejaillir des ténèbres la montagne où tu te souviens d'être amant
Sur le bas-relief d'un crépuscule achromatique
Sur la tendre tige de ton sexe
Je ruisselle aux muqueuses du ciel
Je tremble en étreignant ta poitrine de marbre.
Extraits du poème XXXII : Vieil homme fort comme la solitude
in Le dieu secret - III : L'heure inexplorée (Ed. Arcam, 1979 - p. 39-40)
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