Disciple de
Malherbe et ami de
Guillaume Colletet, l'humeur
satirique et vaniteuse de Marc De Maillet, poète
possédé d'une rage effrénée de
réciter des vers à tout venant, en firent le jouet de ses
contemporains.
Saint Amant le
décrit en des termes peu flatteurs : "
poète crotté, chardon du
Parnasse, esprit chaussé de travers, petit fagotteur de vers",
rien que ça !
Amoureux d'Anne Olive, femme d'un conseiller au parlement de Bordeaux,
il lui dédie un recueil :
Poésies
de M. Maillet, dédiées à Mme de Jehan
(Bordeaux, 1616). Courtisant de Marguerite De Valois, il fut, à
diverses reprises, puis définitivement, banni de la cour, sans
que pour cela la reine, qui l'aimait, le privât de ses soutiens
et lui permette d'éditer ses
Poésies
à la louange de la reine Marguerite (Paris, 1612). On lui
doit également un recueil d'
Épigrammes
(Paris, 1620). Malgré le soutien de la reine et ses
publications, il vécut dans la
pauvreté car il dépensait tout dès qu'il avait un
peu d'argent...