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à la liste "16è siècle"
Fils
d'un notable qui tenait un jeu de paume appelé le Tripot
Régnier, le jeune Mathurin entendait très
souvent
lire les poésies de
son oncle, le poète Philippe Desportes, et commença
de l'imiter par de
petits poèmes satiriques sur les bourgeois qui
fréquentaient le tripot
de son père
Desportes le fait entrer à l'âge de vingt ans
comme page au
service du Cardinal de Joyeuse (sic). Régnier le suit
à Rome pendant six
séjours de 1594 à 1605, où il
découvre les burlesques italiens.
Après une dizaine d'années passées en Italie dans
la dissipation des
plaisirs, il revient s'établir en France où il
semble avoir mené une
existence misérable jusqu'au jour où la mort de son
oncle Desportes
(1606) lui laisse une pension. Il peut désormais s'adonner
sans
inquiétude à une vie de débauche, comme à
la poésie, se faisant le
Héraut de toutes les libertés, de la libre inspiration et
de la
fantaisie, et devenant ainsi le premier poète satirique de
langue
française
Régnier devient un des poètes attitrés de Henri
IV, dont il chante dans
ses vers la maîtresse, Gabrielle D'Estrées.
Doué d'un regard
d'observateur réaliste, il se fait le peintre des moeurs
de son temps,
avec verve et pittoresque, héritier de la tradition des
burlesques
italiens et des satiriques latins.
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