POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Maurice Maeterlinck (1862 - 1949)
Accueil
Retour à la liste "19è siècle"
Retour à la liste "20è siècle"

Maurice Maeterlinck est l'aîné d'une famille belge flamande de trois enfants, issue de la bourgeoise catholique conservatrice. Après des études dans un collège de jésuites, Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes d'inspiration parnassienne. Il part à Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l'influencer, dont Stéphane Mallarmé et Villiers de l'Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l'idéalisme allemand  vers lequel il se tourne en s'éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit, il se consacre à Novalis et au Symbolisme.

C'est en août 1890 qu'il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d'Octave Mirbeau sur sa pièce La Princesse Maleine dans Le Figaro. De 1889 à 1894, il publie huit pièces où il crée un théâtre de l'âme, statique et où le quotidien acquiert de lui-même une dimension tragique et poétique.

En 1895, il rencontre la cantatrice Georgette Leblanc, avec laquelle il tient un salon parisien fort couru où l'on  croise, entre autres, Oscar Wilde, Mallarmé, Anatole France, Auguste Rodin... Au théâtre succède une œuvre d'essayiste qui connait le succès auprès du grand public avec ces études du monde végétal (L'Intelligence des fleurs) et des insectes sociaux (abeilles, termites et fourmis).

Il vit avec Georgette Leblanc jusqu'en 1918, avant d'épouser, l'année suivante, la jeune actrice jeune Renée Dahon, rencontrée en 1911, date à laquelle il a obtenu le prix Nobel de littérature. Il se fait construire, sur ses propres plans, une résidence féérique "Orlamonde" dans laquelle il vit avec son épouse.

En 1935, lors d'un séjour au Portugal, il préface les discours politiques du président Salazar, Une révolution dans la paix. En 1939, il gagne les États-Unis pour la durée de la guerre. De retour en France en 1947, il publie Bulles bleues où il évoque les souvenirs de son enfance, avant de mourir.

Bien que la poésie soit très présente dans ses oeuvres, il n'aura écrit qu'un seul recueil de poèmes : Serres chaudes, édité par le poète Léon Vanier en 1889 et parmi les premiers vers libres de la poésie belge francophone. Certains des poèmes qu'il contient ont influencé Guillaume Apollinaire, les Surréalistes et Paul Éluard.


" Je chante les pâles ballades
Des baisers perdus sans retour !
Sur l'herbe épaisse de l'amour "
(Ronde d'ennui)




Pelléas et Mélisande
(extrait)


Pelleas et Melisande - 1923,  par Carlos Schwabe (1866 - 1926)

Collection particulière
Rep.  par J-D Jumeau-Lafond, dans Carlos Schwabe, symboliste et visionnaire
(Ed. ACR, 1994, p. 230)


Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr