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Maurice
Maeterlinck est l'aîné d'une famille belge flamande de
trois enfants, issue de la bourgeoise catholique conservatrice.
Après des études dans un collège de
jésuites, Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes
d'inspiration parnassienne. Il part à Paris où il
rencontre plusieurs écrivains qui vont l'influencer, dont Stéphane Mallarmé et
Villiers de l'Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les
richesses de l'idéalisme allemand vers lequel il se tourne
en s'éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit,
il se consacre à Novalis et au Symbolisme.
C'est en août 1890 qu'il devient célèbre, du jour
au lendemain, grâce à un retentissant article d'Octave
Mirbeau sur sa pièce La
Princesse Maleine dans Le Figaro. De 1889 à 1894, il
publie huit pièces où il crée un
théâtre de l'âme, statique et où le quotidien
acquiert de lui-même une dimension tragique et poétique.
En 1895, il rencontre la cantatrice Georgette Leblanc, avec laquelle il
tient un salon parisien fort couru où l'on croise, entre
autres, Oscar Wilde, Mallarmé, Anatole
France, Auguste Rodin... Au théâtre succède une
œuvre d'essayiste qui connait le succès auprès du grand
public avec ces études du monde végétal (L'Intelligence des fleurs) et des
insectes sociaux (abeilles, termites et fourmis).
Il vit avec Georgette Leblanc jusqu'en 1918, avant d'épouser,
l'année suivante, la jeune actrice jeune Renée Dahon,
rencontrée en 1911, date à laquelle il a obtenu le prix
Nobel de littérature. Il se fait construire, sur ses propres
plans, une résidence féérique "Orlamonde" dans
laquelle il vit avec son épouse.
En 1935, lors d'un séjour au Portugal, il préface les
discours politiques du président Salazar, Une révolution dans la paix.
En 1939, il gagne les États-Unis pour la durée de la
guerre. De retour en France en 1947, il publie Bulles bleues où il
évoque les souvenirs de son enfance, avant de mourir.
Bien que la poésie soit très présente dans ses
oeuvres, il n'aura écrit qu'un seul recueil de poèmes : Serres
chaudes, édité par le poète Léon Vanier
en 1889 et parmi les premiers vers libres de la poésie belge
francophone. Certains des poèmes qu'il contient ont
influencé Guillaume
Apollinaire, les Surréalistes et Paul
Éluard.
" Je chante les
pâles ballades
Des baisers perdus sans retour !
Sur l'herbe épaisse de l'amour "
(Ronde d'ennui)
Pelléas
et Mélisande
(extrait)
Pelleas et
Melisande - 1923, par Carlos Schwabe (1866 - 1926)
Collection particulière
Rep. par J-D Jumeau-Lafond, dans Carlos Schwabe, symboliste et visionnaire
(Ed. ACR, 1994, p. 230)
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