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Octavien de
Saint-Gelais, le futur évêque d'Angoulême, n'avait
que 19 ans lorsque le jeune Mellin naît . Les historiens ne
peuvent assurer avec certitude s'il s'agit d'un fils bâtard
ou d'un neveu de notre évêque ; son père naturel
pourrait aussi être Jean de Saint-Gelais, marquis de
Montlieu. Son prénom lui vient d'une mauvaise graphie de
Merlin.
Mellin grandit à Angoulême, puis à Cognac à
la petite cour de Louise de Savoie où il apprend les armes
et l'équitation, le chant et la musique, la théologie et
les mathématiques. En 1509 il part pour l'Italie,
où il y fait un long séjour de dix années et
revient en France rapportant un nouveau genre de poésie : le
sonnet. C'est lui qui en effet écrit le premier sonnait
français en 1518. Musicien il
accompagne lui-même ses vers sur son luth.
A Paris, il se lie d'amitié avec Clément
Marot avec qui il partage bientôt le rôle de
poète officiel à la cour de François Ier.
Très cultivé, réputé comme médecin
et astrologue, il se révèle également
l'indispensable organisateur des amusements de cette cour
devenant en quelque sorte surintendant des fêtes, charge
qu'il continua d'exercer sous Henri II, sa réputation en
matière de gaillardise n'étant plus à
faire... Il sera l'ami, et peut-être l'amant, de Rabelais.
Alors qu'en 1549 parait la Défense
et illustration de la Langue française de Du
Bellay, Mellin de Saint Gelais tente de réagir et devient
l'adversaire de Ronsard et de Du Bellay ; il pousse
l'irrévérence jusqu'à tenter de ridiculiser,
devant Henri II, les odes de Ronsard en les prononçant de
façon ridicule, jusqu'au moment où la sœur du roi,
Marguerite de Valois, se saisi du livre et lut les Odes
elle-même.
Melin de Saint-Gelais et le chef de file de la Pléïade finiront par se
réconcilier quelques années plus tard, mais son
époque est révolue : après sa mort son nom
tombera dans l'oubli…
Dixain
Folie
- Rondeau
de l'amant jouissant -
Comme un cheval...
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