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J'ai autrefois votre Faucon tenu,
Et m'en suis vu seul gouverneur, et maître
Et l'ai toujours si bien entretenu,
Que j'ai voulu de ma propre main paître.
Mais le vilain ne me veux plus connaître.
Madame, héls, regardez que vous faites !
Je vous tenais pour autre que vous n'êtes ;
Rendez-le moi, et si le puis tenir,
J'ai une longue et deux belles sonnettes,
Que lui donnerai pour mieux le retenir.
- vers 1550 -
in Oeuvres complètes, Tome II (Ed. Plon, 1873 - p. 295-96)
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