Mes Muqueuses
Lorsqu'il
me regarde avec ces yeux-là, et que le monde s'efface
autour de moi, un goût de sang monte dans ma bouche, une
envie de chair jusqu'au dégoût,
jusqu'au plaisir,
bonheur suprême, dévastateur de ma raison.
Lorsqu'il s'approche avec ces mains-là,
et qu'il manie si habillement mon corps, je dois être
nue, offerte, affûtée et soumise au dédain.
Ses caresses sont des blessures
qui retentissent dans mon ventre
et font de mon clitoris un essaim.
Trépidante, je feins de ne pas l'être, resister encore
pour savourer l'envie,
le désir en ces moments est maître, mon humeur prend des allures salasses.
Lorsqu'il sent que je lache prise, il admet sa suprématie et en
profite pour gaspiller quelques phantasmes en mettant ses doigts
plus profond.
Je me tord, je me révulse, je m'active sur son membre, je
l'entends enfin gémir,
me rejoindre dans ce vide
où nos regards sont des ordures.
Mes muqueuses le supplient qu'il vienne là avec sa langue mais il
contourne l'objet, voyage vers
le périnée pour étendre dans la zone,
l'ampleur de l'onde
naissante.
C'est alors qu'il me pénètre. Cet instant, je le ressens
de la pointe de mes orteils jusqu'à l'émail de mes
dents.
Oui, cette chevauchée
m'assomme, je suis à demi consciente, mon cul en flammes
reçoit des saccades de plaisir, chaque va et vient me donne
enfin ce sublime vertige et je crie " Encore ! Encore ! "
à mon cavalier
complice.
Puis me relevant je dépose ma corolle sur sa bouche
entrouverte. " Mange-moi, dévore
! Je veux jouir maintenant ! " Il s'exécute et l'ivresse que lui procure mon
suc le rend soudain maladroit. Cela, je le sais si bien, attise mon feu sanglant,
déjà les secousses m'agitent, déconnecte mon
cerveau, je me vide entièrement et mes cris sont des sanglots.
Pour parfaire mon extase, la prolonger à l'extrême, je
saisis son sexe
dur, le branle sur ma poitrine et quand sa semence
m'inonde, nous mourons tous deux enfin.