Le Pouvoir
Tes yeux, je
les veux vissés dans les miens.
Cela fait décupler mon plaisir,
Quand je vois les nuances d’abandon colorées ton iris.
Ton visage tout entier prend cette forme absente,
Ta bouche inerte concentrée sur ton sort,
Ton regard impassible à deux doigts de la mort
Précipite ma rage et incendie ma peau.
Oui, tu pars, hasardeux, ailleurs, et bien plus loin encore,
Qui suis je à cet instant ta nymphe ou ton tombeau ?
Je t’offre mon terrain, sans balises, sans détour,
Habilités de femme en dépit du mensonge,
Plus aucune décence ne limite mon tourment,
Je livre tout, en images charnelles,
Le déclin et l’audace,
L’emprise criminelle,
La paix et le conflit au berceau du dédain.