A
la fois rigoureux dans la métrique de sa poésie et
lyrique dans le contenu, Nicolas Frénicle fit partie du groupe
littéraire des
Illustres Bergers, avec
Guillaume Colletet.
Les auteurs de ce groupe ont pour point commun d'avoir
débuté leur carrière sans être issus de
familles très argentées, mais de la petite bourgeoisie ou
de la petite noblesse (ils n'étaient pas non plus dans la
misère). Ce groupe entend dénoncer les poètes
mondains et affirme son filiation à
Ronsard et sa Pléiade. Nicolas Frénicle publiera en témoignage
L'Entretien Des Illustres Bergers (1634, réédité chez Honoré Champion en 1998).
Il mène d'abord un vie joyeuse et libertine, est d'ailleurs poursuivi en 1623 pour avoir contribué au
Parnasse Satyrique initié par
Théophile De Viau, puis épargné par la justice il se range à une vie plus sage, traduisant du latin des ouvrages pieux.
Ses premières oeuvres sont publiées en 1625. Il est
nommé Conseiller à la Cour des monnaies en 1627, puis
conseiller du Roi (Louis-Philippe, duc d'Orléans). Ses
Eglogues
(comprenant fables, comédies, tragédies et
poésies, dont les élégies à la belle Isis)
seront publiées en 1629.
Son frère et homonyme, Nicolas Frénicle De Bessy (1605-1675), fut mathématicien et géomètre.