Accueil
|
Retour
à la liste "20è siècle"
Octavio
Paz est un poète et essayiste mexicain. Son père, avocat
et promoteur de la réforme agraire, était conseiller du
révolutionnaire Zapata auprès du mouvement ouvrier des
États-Unis. Son grand-père paternel était aussi
écrivain et précurseur du mouvement «
indigéniste ».
Lors de ses études à l'Université de Mexico,
Octavio Paz entame une carrière littéraire et fonde les
revues Barandal en 1931 et Cahiers du val de Mexico en 1933, année où il publie son premier recueil de poèmes.
Il réside ensuite en Espagne pour soutenir la lutte des
républicains et le combat antifasciste lors de la guerre civile,
il y rencontrera Pablo Neruda avec
lequel il se lie d'amitié. En 1938, il se marie avec
l'écrivaine Elena Garro alors âgée de 17 ans (le
couple divorcera en 1959).
En 1943, il part pour 2 ans aux États-Unis. Entré en 1945
dans la carrière diplomatique, il vit en France à partir
de 1946, y fréquente les surréalistes André Breton et Benjamin Péret (dont il devient un ami proche) et publie Liberté sur parole
(1958) qui rassemble ses poèmes écrits en 1935 et 1957.
Il épouse en secondes noces la Française
Marie-José Tramini à qui sont dédiés
certains de ses plus beaux poèmes érotiques dans Versant Est (1969).
Nommé ambassadeur en Inde en 1962, il quitte ce poste en 1968 en
signe de protestation contre la répression d'étudiants
durant les Jeux Olympiques de Mexico. En 1976 il crée la revue
littéraire Vuelta qui perdurera jusqu’à sa mort. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1990.
L'œuvre de Paz est considérable, puisant d'inonnombrables
références dans l'histoire de l'Humanité et le
patrimoine littéraire mondial : les légendes
méso-américaines, la poésie baroque espagnol, le
symbolisme, le surréalisme, l'existentialisme, le bouddhisme,
l'hindouisme ou encore la poésie japonaise dont il a traduit des
œuvres en espagnol.
Le surréalisme semble cependant à certains
l’influence la plus prégnante : "Il y a trois points
fondamentaux dans l’œuvre d’Octavio Paz, trois points
cardinaux qui structurent son œuvre et s’identifient dans
une large mesure au surréalisme : la liberté,
l’amour et la poésie." (Lourdes Andrade – Octavio Paz, étoile errante du surréalisme)
A cela
s'ajoutent des études sur la peinture et l'art, des considérations théoriques et des
réflexions critiques très denses, aussi bien
poétiques que philosophiques. Son essai le plus connu, traitant
de l'identité mexicaine, est Le Labyrinthe de la solitude (1950).
Axe
Jeune vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté
Salvador Dali
(1954)
|