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- Chronique II
Dialogues des amants
« Approche, donne tes mains, parle,
parle encore
et que je te fasse taire... comme il se doit...
Quand le héron blessé, vient au coin là...
Puise en moi, épuise-moi... »
« Je m'approche, te tends mes mains, et je te parle
te dis mes mots d'aime... tu me prends dans tes bras
et d'un baiser tendre me fais taire. Je puise et épuise en toi
le meilleur. Tu es et seras toujours des orfèvres, le roi...
»
« Je suis affectueux, à la
religion des mots, mon corps est sain.
Je me guérirai de mes blessures. Je suis en quête
permanente et
j'aime que l'on m'aime et comme tu m'aimes, j'aime. »
« C'est pour cela que je t'aime, amant. Tu es fort, courageux et
même
tes blessures, en ta quête, te grandiront. J'aime aussi que l'on
m'aime.
J'aime que tu m'aimes. »
« Lorsque je suis revenu en mon pays, un
je-ne-sais-quoi, un "autre-chose" m'attirait
et c'est vers toi
seule que je me suis porté, et puis cette
balance d'un mot à l'autre,
ce radeau de fortune qui navigue dans le coeur, qui
prend son poids
et sur lequel s'accumulent des raisons d'avoir
besoin de l'autre.
De souhaiter, de sentir, de balbutier et à la
fin de dire et
s'entendre dire : je t'aime...
Là au creux de moi, je te sens. Je te regarde, je lis sur tes
lèvres, pour moi, manière
de caresser qui tu es...
Je t'aime... »
« Je te souffle à l'oreille ces mots si
précieux : Je t'aime, amant.
Que tu m'ais choisie ne peux que me plaire. Si tu n'étais pas
revenu vers moi...
Que serait donc ma vie ? »
« Je t'embrasse, pas tout à fait au creux là,
de ta bouche.
Que tu aies ce goût qu'aux fleurs le ciel donna
- et si le goût en cesse c'est pour qu'à ton oreille
le mot aimer revienne en sons vibrato -... »
« Tes baisers ont goût de miel, de fleurs des champs.
Tes aveux, à mon oreille, sont musique céleste... »
« Après cette nuit d'amour ...
tout est là latent à la porte...
des mots, des aveux ont été dits...
Je souffle sur tes lèvres et j'ai le mal de toi !
Mais me plaît que ne cesse la morsure de feu
Cette langueur d'amour qui me ramène à toi.... »
« Je suis dans nos ailleurs, mon âme.
Je garde au chaud ton souffle et tes caresses.
Ainsi, se prolongent nos passionnés ébats... »
« Mon souffle est le tien
Quel plaisir-bonheur de pouvoir te dire je t'aime
Et t'embrasser librement...»
« Reviens sur ma couche, âme ma soeur âme,
Je te guérirai de tes blessures à l'âme et au corps
Faits l'un pour l'autre et de l'ange, nous avons l'accord
Embrasse-moi, libres, tu es mien , je suis tienne... »
« Doux et précieux sont les bleus de notre
ciel
Bleus dont j'aime les voilures qui suggèrent
Pour mieux confirmer les mots qui gouttent du coeur
Non sans qu'au ventre un appel ne se sente:
S'il te plaît, ma Mie, tes mains, tes yeux, tes lèvres,
Tes tempes, ton front, et ton cou puis tes seins,
Tes épaules, tes bras, ton ventre et tes hanches
Être en toi m'éblouit, c'est le doux couronnement
Amour, je te désire...»
« Bleus de ciel de lit, bleus comme nos amours si belles
Je m'offre entière à toi, mon ventre est de fièvre,
Certes, il me plaît amant, viens !... »
« Nous nous sommes effleurés du bout de
l'âme
Pliés nos coeurs à la réalité des corps
Que ton temple devienne le légitime aboutissement
Je te sens te discerne, accomplissement
Guide ma main... »
« Ce temple noir, je t'en offre le rose
Je guide ta main, amant, oui j'ose
Et que la chair de nos dits
Soit fécondée de ton amour ! »
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