POESIE EROTIQUE
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Olivier de Magny -  A s'amie

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A s'amie


J'entrevoyais sous un vêtement noir,
Le marbre blanc de ta cuisse arrondie,
Lors que ta main, jalousement hardie
Priva mes yeux du bonheur de la voir.

Dieux, dis-je adonc, quel est votre pouvoir,
Quel est le teint de sa cuisse embellie,
Quelle est l'ardeur de mon âme assaillie,
Et sa douceur qui me paie d'un espoir !

Ni les crayons de Tymanthe ou d'Apelle,
Ni les ciseaux d'un nouveau Praxitelle,
Nous la feindraient si divinement bien.
 
Qu'ainsi ta main plus benigne devienne,
Me faisant voir cette colonne tienne
Sur qui fleurit ton jardin Cyprien.



in La muse lascive - Anthologie de la poésie érotique et pornographique française (1560-1660)" - établie par Michel Jeanneret (Ed. José Corti, 2007) - p.88

Pierre Perret donne une autre version de ce poème sous le titre Baisers



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