Créature architecturale,
sortie de mon corps sous forme de coquillage, vers quelle
destinée me conduit ta spirale infinie ?
Espace de
l'être et du néant, que renfermes tu dans ton
tréfonds, pour que je ne puisse plus percevoir la douceur de son
Ame ?
Que
cherches-tu as me faire comprendre, quand plus rien n'existe en moi,
hormis les souvenirs de nos corps à cœur, qui passent dans ce
ciel nébuleux à fleur de peau . . .
Où est notre
Eden, où l'on s'avouait toutes nos peines ? Maintenant que le
silence virevolte autour de ton ombre, je ne perçois plus
que l'effluve de ton parfum, enveloppé par ta divine et
céleste blondeur, où rayonnait tes sourires d'amour.
Ô toi ma
fleur, douceur de mon cœur, désormais je ne t'arroserais plus
que dans l'infini de ces rêves lointains. Va maintenant. Va en
paix, rayonner sous l'azur d'autres cieux...