Ses
premiers essais ayant été à peine
remarqués, Pierre-Antoine De La Place fit circuler la nouvelle
qu'il était mort et, si le stratagème une fois
découvert prêta à rire aux dépens de
l'auteur, il lui servit à le tirer de son obscurité,
devenant même un des protégés de Madame de
Pompadour, suite à un service rendu.
La littérature anglaise était alors à la mode. La
Place s'empressa d'exploiter ce genre où il y puisa le plus
clair de son revenu : il traduisit quantité d'oeuvres du
théâtre anglais en pas moins de 82 volumes ! faisant de
l'ombre à
Voltaire, qui perdait
ainsi sa place de seul traducteur en français de Shakespeare. Il
fut également le premier associé de Beaumarchais dans la
création de la Société des auteurs dramatiques.
On lui doit quelques pièces de théâtre sous sa
plume, une
Poétique
française à l'usage des dames (1749), ainsi qu'un
recueil de poésie
Amusements,
gaïetés et frivolités poétiques (1783).
Homme de plaisir et de bonne chère, il dit de lui-même
dans son épitaphe que :