POESIE EROTIQUE
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Paul-Jean Toulet (1867-1920)
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Paul-Jean Toulet perd sa mère à sa naissance et, tandis que son père gagne l'île Maurice, il est confié à un oncle. Il rejoint l'île Maurice à l'âge de 18 ans et pour trois ans, puis séjourne un an à Alger où il publie ses premiers articles et s'essaye au théâtre.

Il arrive ensuite à Paris (1898) où il se forme véritablement au métier d'écrivain, sous la tutelle d'Henry Gauthier-Villars dit Willy (ex-mari de Colette), dont il est l'un des nombreux nègres (pour Les tendres ménages  par exemple)
. Il fréquente les salons mondains, travaille beaucoup, voyage et se livre à divers excès, dont l'opium (voyage en Indochine en 1902).

"Filles de la fumée, à qui l’aube décente
Rougit de voir le jarret nu, la main pressante."
(Contrerimes - dixain n°76)


Il quitte définitivement Paris en 1912 pour s'installer chez sa sœur, près de Libourne, puis à Guéthary (pays Basque), où il se marie, peu avant de tomber gravement malade.

Les fameuses Contrerimes, que l'auteur avait dispersées dans des revues et dans le corps de ses romans, sont réunies en 1916, mais ne sont publiées que quelques mois après sa mort, le recueil comporte des contrerimes, chansons, dixains et coples. La contrerime est une forme poétique que Toulet a pratiquement créée. Cette forme est en effet très rarement utilisée dans l'histoire poétique, on en trouve trace cependant chez Leconte de Lisle.

Hormis ses poèmes et quelques pièces de théâtre, Paul-Jean Toulet a laissé deux romans : La Jeune Fille verte (1901) et Mon Amie Nane (1905) qui trace le portrait, empreint d'érotisme, d'humour et de mélancolie, d'une demi-mondaine de la Belle époque ; ainsi qu'une longue correspondance avec Claude Debussy.  Sur sa vision des femmes, on consultera le chapitre I "Les femmes et l'amour" du Carnet de M. du Paur.

Il fut reconnu comme un maître par les jeunes poètes de l'Ecole Fantaisiste tels Jean Pellerin et Léon Vérane.


Ses Œuvres complètes ont été réunies en 1986 par Bernard Delvaille aux éditions Robert Laffont



Contrerimes
(extraits)

*

"C'est si agréable de comparer les femmes aux fleurs"
in Carnet de M. du Paur


Femme fleur © Max Szoc Leuven (1980)

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