POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Paul Saunière - Parodie des Filles de Marbres
Accueil


Parodie des Filles de Marbres*



Aimes-tu, Marco, ma fille,
Le noeud d'un hardi fouteur,
Le membre trapu d'un drille
Que ton cul met en chaleur ?
Aimes-tu, das ton délire,
La langue d'un bon michet
Dont la passion s'inspire
De ton vagin en déchet ?

- Non, non ; non, non...
- Marco, qu'aimes-tu donc ?
- Les écus d'un jeune Icare
Que plument mes jolis doigts,
Les rentes d'un vieil avare
Qui bande une fois par mois.

- Aimes-tu mieux qu'en levrette
L'homme te baise parfois ?
Qu'en ton trou du cul qui pète
Il plonge deux ou trois doigts ?
Sur l'assise d'une pine,
Pivotant comme un toton (1) ,
Aimes-tu mieux, en gamine,
Tirer l'coup du macaron (2) ?
- Non, non ; non, non...

D'une putin ferme et ronde
Aimes-tu mieux les appas
Que les plus beaux vits du monde
De ton cul mouillant les pas ?
Et comme Sapho l'antique,
Aimes-tu mieux, ma Chloris,
Qu'une tribade impudique
Te suce le clitoris ?

- Oui, mais... oui, mais...
Mieux vaut à tout jamais
Les écus d'un jeune Icare,
Que plument mes jolis doigts,
Les rentes d'un vieil avare,
Qui bande une fois par mois.




* référence à la pièce dramatique Les Filles de marbre (1853) de Théodore Barrière et dont Montaubry fit une musique, reprenant une vieille mélodie populaire, pour un vaudeville du même nom.

(1) dé à jouer en forme de toupie
(2) L’homme est couché sur le dos, la femme s’assoit sur son pénis dressé puis,  s’aidant des pieds et des mains, elle tâche de tourner autour de cet axe


in Nouveau Parnasse Satyrique du XIXè siècle (Ed. Kistemaechers, Bruxelles - 1881)

 

Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr