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Poète, critique littéraire, essayiste, et même
sculpteur à ses heures perdues.
En 1889 ses premiers vers sont publiés dans la Revue maritime de Marseille.
C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec Pierre Louÿs, qu’il lui arrivera
de nommer son « directeur spirituel », et fait la
connaissance de Gide et de Mallarmé.
En 1900 il écrit le poème Anne,
jeune femme qui se laisse
aller sans retenue aux plaisirs solitaires de
la chair...
En 1917, sous l’influence de Gide notamment, il publie chez
Gallimard La Jeune
Parque,
Aurore - long poème en alexandrains
qui rapporte la vie
intérieure d'une
jeune femme assise sur un rivage et qui se trouve partagée
entre l'appel
de ses désirs et son innocence.
(extrait)
( Bouguereau - vagues )
En 1922 il publie le recueil Charmes
:
La célébrité devait peu à peu
élever Paul Valéry au rang de « poète
d’État » : élu à l'Académie
française
en 1925, il est nommé professeur de poétique au
Collège de France en 1937, et reçoit des
funérailles nationales en 1945.
La poésie, qui fit sa gloire, occupe cependant en volume moins du
dixième de son
oeuvre.
De 1937 à 1945 Paul Valéry eu une liaison enflammée avec Jeanne Loviton, écrivaine sous le pseudo de
Jean Voilier et égérie d’autres artistes comme Jean Giraudoux,
Saint-John Perse… Valéry adressa pendant cette périodes près d’un
millier de lettres et plus de 150 poèmes d’amour et d’érotisme à sa
maîtresse. Il avait 67 ans, elle 34.
Le recueil de ces poèmes n’est
paru qu’en 2008 sous le titre Corona et Coronilla aux éditions de
Fallois. Il aura fallu 63 ans pour qu’ils soient enfin publiés, car
longtemps interdit par la famille du poète qui avait effacé
ces traces “honteuses” de sa biographie. Pourtant, en 1942, Valéry
songeait déjà à les publier sous le titre Corona. Pour
Jeanne, il avait renoué avec une écriture à laquelle il avait renoncée
depuis une quinzaine d’années : sonnets, épigrammes, odes, chansons,
ballades, madrigaux, psaumes…
Il était subjugué par sa sensualité, elle
était fascinée par son intelligence. Mais le 1er avril
1945 Jeanne, qui
a encore toute la vie devant elle, annonce à Paul son mariage
avec
Robert Denoël, éditeur, son amant depuis deux ans.
“Ce jour de la
Résurrection, fut pour moi celui de la mise au tombeau”
écrit Valery qui devait mourir quelques mois après.
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