Ô plante vivace
Et fragile aussi
Toi que j'aime si
Vivante ou si lasse,
Ô jette sur moi
Le faix de tes branches,
Si peu que tu penches
Je tombe avec toi :
Tombons, douce lutte,
Dans un seul oubli,
Quel rêve accompli
Qu'une même chute !...
Ecoute... Plus rien
Ne subsiste au monde :
C'est l'heure profonde
Du Suprême Bien.
Oh Silence... Ecoute
Quel apaisement
De l'amour semant
Sa plus douce goutte...
in Corona et Coronilla
(Ed. Fallois, 2008 - p. 125)