POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Pierre Berthelot - Sonnet
Accueil





  Quand Polidor fringua (1) la dame putassière,
De qui le nom fameux s’appelle Sarbisi (2)
Pour montrer qu'à bon droit elle l'avait choisi,
Il lui fit quatre coups, où il n'arrêta guère.

Elle, pour reconnaître oeuvre si singulière,
Sachant combien mérite un vit bien cramoisi,
Qui n'est point vermoulu, ni par le temps moisi,
Lui donna le laurier, la couronne guerrière.

Le mari qui survint, voyant ce beau lancier
Qui portait au chapeau des feuilles de laurier,
Demande s'il était devenu quelque poète.

Polidor répondit, las je n'y entends rien.
Mais la femme repart, s'en tenant satisfaite,
Si est, car il a fait tantôt un beau quatrain.




(1) fringuer ou fringasser une femme : la baiser
(2) référence à la Vicontesse d'Auchy - On sait par là que Pierre Berthelot vise (via Polidor) François De Malherbes qui était épris de la vicontesse dont il fit l'éloge sous le nom de Caliste


in 
Le Parnasse des poètes satyriques (établi par G. Bourgueil, Ed. Passage du nord/ouest, 2002,  p.155)



Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr