Une femme qui
pile
Je vis ces jours passez une fort belle garce
Négligeamment coiffée, assise sur du foin,
Ayant ses deux genoux l'un de l'autre aussi loin
Au large escarquillez qu'ils occupoient la place.
Ses cuisses voyoit entre deux, vers le haut, en un coin,
Un trou large et ouvert à y mettre le poin,
Mais qui faisoit, ce semble, une laide grimace.
Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains
Une chose gros et long d'un quartier pour le moins
Qu'elle mettoit dedans d'une mine asseurée;
Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit
Que jamais en repos enne le la laissoit
Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.