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à la liste "16è siècle"
Ronsard
s'est essayé à presque tous les genres : une
oeuvre foisonnante (plus 20 recueils) dans un
style novateur du point de vue poétique et musical, tout
en utilisant à
loisir la mythologie antique. Admiratif des oeuvres de Clément Marot, il
s'était donné
comme défi de devenir l'égal de ce dernier.
Il fût
élevé dans le culte des arts et des lettres et son
père fit jouer ses relations pour le faire entrer -
à l'âge de 12 ans - comme Page à la Cour. Il
découvre Virgile et Horace et commence par les imiter en
écrivant des vers en latin puis décide de tenter
d'écrire en français. Il pillera d'ailleurs
certains auteurs de l'époque comme Jean
Second en les traduisant sans les nommer...
En 1545, il rencontre à la Cour une jeune
fille de treize ans : Cassandre Salviati. Aussitôt
rencontrée, aussitôt disparue, la jeune Cassandre va
devenir l'être inaccessible dont il célébrera
l'amour platonique dans des sonnets, intitulés Amours (1552) ou Amours de Cassandre.
En 1547 il entame pour plus de cinq
ans l'enseignement de Jean Dinemandi dit Dorat,
poète et
humaniste. C'est là qu'il trouvera tous ceux qui formeront avec
lui la Pléiade : Joachim du Bellay, Etienne Jodelle,
Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Jean Antoine de Baïf et Rémy Belleau. De ces
amitiés sortira notament le Livret
de Folastries (Paris, chez la veuve Maurice de la porte, 1553)
suite à un banquet bien arrosé après la
représentation de la Cléopatre captive de Jodelle.
En 1550 , Ronsard publie les Odes qui le hissent au premier rang
des poètes de l'époque. Le roi Charles IX devint
son protecteur et le nomme poète officiel de la Cour.
Ronsard est alors surnommé le "prince des poètes" et joui
d'une grande renommée. En 1555, il
s'éprend de Marie Dupin, une jeune paysanne angevine. Pour
elle, il composera "des poèmes simples et clairs", la Nouvelle Continuation des Amours
(1556) ou Amours de Marie.
A la mort de Charles IX (1574) Ronsard perd son
titre de poète officiel au profit de Philippe Desportes. Il se retire en
Touraine où il rencontre la
jeune Hélène
de Surgères, "cette beauté aussi remarquable par
son esprit que par sa vertu" écrira-t-il, fille d'honneur
de Catherine de Médicis. Ronsard écrira 130 sonnets
lui déclarant son amour : Sonnets
pour Hélène,
et à travers elle, les dédie à une image mythique
de la femme. Car l'amour, même quand il renvoie à
une expérience personnelle, est d'abord chez
Ronsard un thème littéraire. Cette
envolée lyrique, teintée d'épicurisme, sont
les derniers feux du poète.
" Or' que Jupin
époint de sa semence
Hume à longs traits les feux accoutumés,
Et que du chaud de ses reins allumés
L'humide sein de Junon ensemence, "
(In Amours - 1552)

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