Adieu,
Cons rondelets, Corralines Fossettes,
L’Entretien de Nature et de tout l’univers;
Adieux, antre Velus, pleins de plaisirs divers,
Fontaines de Nectar, Marbrines Motelettes.
Ores
(1), en votre lieu
sont les fesses molettes,
Et les Culs blancs de chair, de tout Poil découverts ;
Les Culs plus que les Cons sont maintenant ouverts :
Les Mignons de la Cour y mettent leurs lancettes.
Le Roi ne m'aime point
(2), pour être
trop barbu ;
Il aime àsemencer le champ qui n'est herbu ;
Et comme un vrai Castor, chevaucher le derrière ;
Lorsqu'il fout les Culs, qui sont Cons rétrécis
Il tient du naturel de ceux de Medecis,
(3)
Et prenant le Devant, il imite son Père !
1578
(1) dorénavant
(2) sous
Henri III Ronsard perdit sa position de poète officiel au profit
de Philippe Desportes
(3)
à l'époque on attribuait aux Médecis en
particulier, et aux italiens en général, des tendances
homosexuelles
in Oeuvres complètes, T.
II, p.1231 (non imprimé du vivant de Ronsard)