POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Pierre De Ronsard - Sonnet
ccueil
Retour à la liste "16è siècle"


Adieu, Cons rondelets, Corralines Fossettes,
L’Entretien de Nature et de tout l’univers;
Adieux, antre Velus, pleins de plaisirs divers,
Fontaines de Nectar, Marbrines Motelettes.


Ores (1), en votre lieu sont les fesses molettes,
Et les Culs blancs de chair, de tout Poil découverts ;
Les Culs plus que les Cons sont maintenant ouverts :
Les Mignons de la Cour y mettent leurs lancettes.


Le Roi ne m'aime point (2), pour être trop barbu ;
Il aime àsemencer le champ qui n'est herbu ;
Et comme un vrai Castor, chevaucher le derrière ;


Lorsqu'il fout les Culs, qui sont Cons rétrécis
Il tient du naturel de ceux de Medecis, (3)
Et prenant le Devant, il imite son Père !



1578



(1) dorénavant
(2)  sous Henri III Ronsard perdit sa position de poète officiel au profit de Philippe Desportes
(3)  à l'époque on attribuait aux Médecis en particulier, et aux italiens en général, des tendances homosexuelles



in Oeuvres complètes, T. II, p.1231 (non imprimé du vivant de Ronsard)




Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr