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à la liste "19è siècle"
Etant un "homme
curieux, curieux de tout, curieux de toute science", son œuvre est
véritablement immense et variée, il nous a laissé
quelque quinze mille pages en plus de soixante volumes : ouvrages
destinés à la jeunesse, poèmes (recueillis dans
Divertissements), essais, pièces de théâtre,
romans, nouvelles... On peut citer Physique
de l'Amour (essai), Lettres à Sixtine,
Songe d'une Femme
(romans), Divertissements
(recueil de poèmes)...
Il a cotoyé et fasciné les plus grands : Mallarmé, Villiers de
l'Isle-Adam, J-K. Huysmans, Anatole France, Henri De Régnier, Alfred Jarry, André Gide, Octave Uzanne... Son rayonnement fut
immense non seulement en France, mais aussi dans les pays anglo-saxons
(T.S. Eliot, Aldous Huxley...) et jusqu'en Amérique Latine.
Après de brillantes études, il s'installe en 1881à
Paris où il entre comme attaché à la
Bibliothèque nationale. De 1882 à 1886, paraissent ses
premiers ouvrages, des essais (8) historiques, culturels,
scientifiques..., ainsi que son premier roman, Merlette.
Il fait la connaissance de Berthe de Courrière, femme
étrange, gendre de Georges Sand,
portée sur la magie noire et encline à l'hystérie.
Gourmont lui adresse des poèmes et des lettres ardentes : les Lettres à Sixtine qui seront
éditées six ans après sa mort.
En 1889 il décide de fonder une nouvelle revue, le Mercure de France, avec une jeune
équipe d'écrivains, dont Alfred Valette et Jules Renard.
Gourmont commençe alors une collaboration qui ne cessera que
vingt-cinq ans plus tard, par sa mort.
Suite à un de ses articles politiques, dont l'idée
était l'utilité et la nécessité d'un
rapprochement entre la France et l'Allemagne, Gourmont est
révoqué de ses fonctions à la Bibliothèque
Nationale. La perte de cet emploi lui ferme une partie de la grande
presse. C'est à peu près à la même
époque que son visage est atteint par une forme de lupus
tuberculeux qui lui laisse des cicatrices, faisant de son visage un
spectacle insoutenable. Plongé dans la solitude, les dates de la
vie de Remy De Gourmont deviennent alors les dates de ses livres et de
ses articles.
En 1910, une femme va venir bouleverser sa vie et ses habitudes. Il
s'agit d'une jeune américaine née en 1876 et à
Paris depuis quelques années... Natalie Clifford-Barney,
sulfureuse amante, entre autres, de Renée Vivien et de Lucie Delarue-Mardrus.
Gourmont se livre au plaisir de cette nouvelle amitié et
évoque en sentimental celle qu'il admire en de longues et
fréquentes lettres qui seront
par la suite éditées sous le nom de Lettres intimes à l'Amazone.
Grâce à l'Amazone,
il accepte de sortir et connaît de nouveau les plaisirs mondains.
Quand la guerre éclate en 1914, Remy De Gourmont voit tous ses
amis partir pour le Front... le Mercure
cesse de paraître pendant près d'un an. Treize mois
après le déclenchement des hostilités, Gourmont
meurt. Berthe de Courrière, qui était toujours
auprès de lui, hérite de tous les manuscrits et de la
bibliothèque de l'écrivain, qu'elle léguera
à Jean de Gourmont, frère de Remy, qui s'attache alors
à servir son souvenir, en publiant pendant près de dix
ans de nombreux inédits.
(site très
complet, d'une grande richesse,
dont je me suis notament inspiré pour cette biographie)
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