Accueil
|
Retour
à la liste "20è siècle"
Pauline Mary Tarn,
connue sous le pseudonyme de Renée Vivien et
prénommée
"Sappho 1900" vingt-cinq siècles après la poétesse
de l'Antiquité, est une des première à avoir
ouvertement écrit les amours féminines.
Elle connut très tôt les
pensionnats de
jeunes-filles en
région parisienne. Son goût pour les lettres fut
prononcée dès l'enfance et riche rentière, elle
apprit l'italien, le grec, lit Dante et traduisit Sappho.
Elle voyagea beaucoup, acheta une villa à Mytilène
(alias
Lesbos), et publia ses poèmes et autres écrits
à compte d'auteur.
Plusieurs tentatives de suicide et l'alcool
solitaire eurent raison
d'elle à 32 ans.
Les amantes de Renée Vivien
:
La principale
femme ayant compté dans la vie de Renée Vivien fut
Natalie Barney. Leur relation débuta en 1899. Renée vit
très intensement cette relation, mais décide de
l'arrêter devant le peu de points communs dans leur façon
de vivre et devant la souffrance qu'elle commence à ressentir :
Nathalie est clairement une mangeuse de femmes (elle sera aussi
l'amante de Lucie Delarue-Mardrus)
et une habituée des soirées mondaines, alors que
Renée est fidèle en
amour et préfère les soirées entre amis.
A partir de 1902 Renée Vivien vécu une
relation stable avec la Baronne Hélène de Zuylen, qui
était mariée, et mère de deux enfants, avant que
leur relation ne se transforme en solide amitié.
Enfin, Kérimé Turkan-Pacha - une
admiratrice très belle et très cultivée de
Constantinople - se met
à écrire à Renée Vivien ; débute
ainsi une longue correspondance
très fougueuse ponctuée de quelques rencontres.
Mais
Kérimé est mariée et ne peut changer de vie : leur
rupture aura lieu en 1908.
"Tes Blessures sont plus douces que
leurs caresses, Vie de Renée Vivien"
(Jean-Paul
Goujon, Ed. Régine
Desforges, 1986)
*
"Amantes sans
amant, épouses sans époux,
Le souffle ténébreux de Lilith est en nous"
(Litanie de la Haine)
|