Robert Vigneau, né
en 1933 à Nice, réside toujours en Provence mais est un
globe-trotter dans l’âme, de l’Afrique à
l’Asie dont il a rapporté des carnets de voyage.
Il a commencé très tôt à travailler,
apprenant le métier de sculpteur avec son oncle et maître
Tsio (Joseph Cancedda), période exaltante où il a
commencé aussi à sculpter les mots. Mais
l’industrie capitaliste balayant l’artisanat
créateur, il n’a pu prendre la succession de son oncle et
a opté pour Professeur de Lettres.
C’est un artiste touche à tout : poète,
écrivain, et dessinateur (graphisme autopsychanalatique
qu’il expose notamment chez Kobo au Japon), il a publié
neuf recueils de poèmes chez Gallimard, Seghers…. Ses
poèmes les plus connus sont ceux qu'il a écrits pour la
jeunesse (par exemple le
Bestiaire à Marie, Ed. Nathan en 1985 et Ed. Éolienne en 2000), repris dans certains manuels scolaires.
Sa poésie est faite de «
vers de mirliton»,
sorte d’usine particulière hors commerce, inventaire du
monde où se mêlent quatrains, calendriers, calembredaines,
esquisses de lieux en tout genre, poésies de
circonstance…
Son recueil,
Planches d'anatomie
(Ed. Adana Venci & Éolienne, 2005) rassemble, de ce grand
répertoire thématique, des textes qui parlent de lui, de
son rapport intérieur à son propre corps. On peut en lire
une
analyse critique sur le site de
Lionel Labosse qui lui consacre par ailleurs une interview.
Son dernier recueil,
Une Vendange d’innocents est paru aux éditions associatives
Maison de Poésie en 2009.