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à la liste "16è siècle"
François Scalion De Virbluneau, dit sieur d’Ofayel, est auteur en 1599 des Loyalles et Pudiques Amours (une étude sur cette oeuvre ici).
Il fut redécouvert par Théophile Gautier qui le range dans la catégorie des "détestables" et cependant digne
d’intérêt parce que véritablement typique
de "l’amoureux langoureux et transi" dont il
montre tout le "ridicule humain" dans l’amour
qu’il porta, cinq ans et sans succès, à une
certaine Angélique :
"Ce n’est pas
aujourd’hui que l’on trouverait des amants assez
contemplateurs pour être capable d’une telle
persévérance. Pendant tout ce temps le loyal et pudique
Scalion de Virbluneau n’eut d’autres mets pour alimenter
son amour que quelques baisers sur la main ou sur la joue, et tels
autres menus suffrages, encore chaque baiser lui coûte dix ou
douze sonnets, où il crie pitié et merci, et demande
pardon de tant d’audaces." ( in Les grotesques)
Gentil tertre, élevé sur la blanche poitrine,
Tétin bien arrondi, je fais bien, sur ma foi,
Que tu es bien raison de te plaindre de moi,
Qui n'ai donc contemplé ta blancheur ivoirine.
Tétin, chevet d'amour, dont la rondeur poupine
Eveille l'appétit d'un doux je ne sais quoi,
Permets sans te cacher, qu'en m'approchant de toi,
Je goûte le plaisir de ta grâce divine.
Portant envie à l'oeil, et à ta bouche aussi,
Tu ne dois te cacher dessous ton voile ainsi,
De peur que ton ami secrètement te touche.
Pour ce, découvre-nous tes louables trésors ;
Ah ! daigne-les ouvrir, et tu feras alors
Aussi favorisé que l'oeil et que la bouche.
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