René
Armand François Prudhomme (son vrai nom) souhaitait, alors
qu’il est adolescent, devenir ingénieur. L'accueil
favorable réservé à ses premiers poèmes au
sein de la
Conférence La Bruyère,
société étudiante dont il est membre, encourage
ses débuts littéraires. Son premier recueil,
Stances et Poèmes (1865) est loué par Sainte-Beuve et lance sa carrière.
Après s'être attaché à un style intimiste et sentimental dans ce premier recueil, puis encore dans
Les Épreuves (1866),
Les Solitudes (1869) et
Les Vaines Tendresses
(1875) - Sully Prudhomme adopte progressivement un style plus personnel
et recherché, avec un intérêt croissant pour les
sujets scientifiques et philosophiques. Sa santé est fortement
ébranlée par la guerre de 1870.
Il est élu membre de l'Académie française en 1881
et s'intéresse de plus en plus à l'esthétique et
à la philosophie. Il est le premier écrivain à
recevoir le prix Nobel de littérature (1901) et il consacre
l'essentiel de la somme reçue à cette occasion à
fonder un prix de poésie décerné par la
Société des gens de lettres. Il crée par ailleurs
en 1902 la Société des poètes français avec
José-Maria de Heredia et Léon Dierx.
Il finit sa vie quasiment reclus, souffrant d'attaques de paralysie.