Absinthes
Sa lance a fourragé le con mol et suspect.
L'altière fanfaronne en est déshonorée
Et bien humble aujourd'hui vous nomme avec respect,
Douce Blennorhagie, aimable Gonhorée !
Son vit emmailloté comme un crâne de vieux
Sait la torture aiguë, au hasard des latrines,
Alors qu'il faut vider l'urètre pluvieux...
Le bénin Capahu* parfume ses urines.
Il connaît la douleur plus cuisante qu'un cor
Des seringues dardant la canule assassine
Et crachant au méat le tanin qui calcine !
Jour et nuit son gland lourd pleure des larmes saintes
Et vertes : on dirait qu'il veut refaire encor
Goutte à goutte, et sans fin, les anciennes absinthes.
* médicament
pour les voies urinaires